Présentation de l'éditeur : Le rêve : un dictionnaire des mots pares. Ces mots sur lesquels j'ai exercé, moi aussi, un droit de vie et de mort. Il est bien une résurrection de la chair. Ce cimetière de mots sous la lune me navre. Et dans ce désert de l'imaginaire, où quelques oasis colorées apparaissent, en remontant la file des mots esclaves, chercher le négrier.» Les rites renouvellent le contrat entre les vivants et les morts, responsables de la fécondité. Les rois agraires ouvrent les labours nous donnant ainsi le sens des Thesmophories grecques qui fondaient la notion sacrée de civilisation et de cité.
La thèse de Servier était parue chez Laffont en 1962, sous le titre : Les Portes de l'année, rites et symboles. Plus qu'une réédition, il s'agit pour notre plaisir d'un nouvel ouvrage, d'une réécriture, enrichie de photos éclairantes, et qui nous rend compte, avec le recul des années et la réflexion d'une vie, des enquêtes menées de 1949 à 1962 (donc jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie) dans les régions de ce pays, peuplées de berbérophones.
Des paysans algériens, qui ont su garder l'héritage de l'Antiquité dans des zones montagneuses, nous donnent les ciels des héritages non encore scellés de Rome, d'Athènes et de Mycènes. Les religions révélées (christianisme puis islam) n'ont été acceptées par les Berbères que dans la mesure où elles ont respecté les vieux tombeaux, môles d'amarrage de la pensée-mère.
|
Waciny Lârej
|
Youcef NACIB
|
Nadia Mohia-Navet
|
Textes choisis par Samia Messaoudi et Mustapha Harzoune
|
Younes ADLI
|



