L'Algérie "attentive aux voix en France contre le déni de l'histoire" (Bouteflika) | Kabyle.com

L'Algérie "attentive aux voix en France contre le déni de l'histoire" (Bouteflika)

Le président Algérien Abdelaziz Bouteflika s'est dit "extrêmement attentif à toutes les voix qui s'élèvent en France" contre le "déni de l'histoire", dans un message lu en son nom à Béjaïa, en Kabylie (est.

"Nous sommes extrêmement attentifs à toutes les voix qui s'élèvent en France pour rompre avec le déni de l'histoire, en particulier en ce qui concerne le 8 Mai 1945", a-t-il dit dans ce message diffusé par l'agence de presse algérienne APS.

Ce message a été lu au cours d'une cérémonie commémorant le 63e anniversaire de la répression de manifestations en faveur de l'indépendance dans trois grandes villes de l'Est algérien: Sétif, Guelma et Kherrata.

Selon les Algériens, cette répression à laquelle avaient participé des milices de civils français, aurait fait 45.000 victimes. Du côté français, le bilan oscillerait entre 1.500 et 8.000 morts.

Ces voix "ouvrent la voie à une réconciliation véritable et durable entre les peuples algérien et français", a estimé M. Bouteflika qui a ajouté que depuis l'indépendance de son pays en 1962, l'Algérie s'est efforcée de construire avec ses voisins, et notamment avec la France, des rapports de coopération et de partenariat fondés sur la proximité géographique, l'intérêt mutuel et le respect de la souveraineté nationale".

"Il est clair cependant que le déni de l'histoire, cet étrange +révisionnisme+ qui s'est emparé de certains secteurs de l'opinion française, ne contribue pas à approfondir des relations qui devraient privilégier la construction des solidarités du futur", a-t-il relevé.

M. Bouteflika a appelé à une "reconstitution historique, réaliste et sincère, d'un passé colonial qui a laissé des blessures profondes au sein du peuple algérien".

L'ambassadeur de France en Algérie Bernard Bajolet a reconnu la semaine dernière les "massacres" perpétrés par les autorités françaises en Algérie en 1945, sans exprimer de repentance.

"Aussi durs que soient les faits, la France n'entend pas, n'entend plus, les occulter. La temps de la dénégation est terminé", avait déclaré M. Bajolet qui a appelé les historiens français et algériens à faire "sauter les tabous" sur la colonisation pour une nouvelle page "d'amitié entre les ennemis d'hier".

La question de la "repentance" de la France sur les "crimes" qui auraient été commis par le colonialisme en Algérie (1830-1962) empoisonne les relations entre les deux pays depuis 2005.

Elle a empêché la signature d'un traité d'amitié voulu par les présidents Jacques Chirac et Bouteflika et auquel M. Sarkozy a renoncé.

Journal: 
AFP
Edition du: 
10 mai 2008

Commentaires

Portrait de jestem
yesu

Aeni yesu dacu nesa akw d ghlafen n tmurt n-lzayer ikedmen i leqbayel, ac hal ayagui tura , tamurt icans armi uya d arawis rewlen,

Soumis par jestem le 11 mai, 2008 - 10:13.

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